JO 2024 : vers des stades entièrement digitalisés ?

Dans les années à venir, la programmation sportive française sera marquée par deux événements d’envergure mondiale : la Coupe du monde de football féminin en juin 2019 et la Coupe du Monde de rugby en 2023. Les derniers tests d’envergure avant les Jeux Olympiques de 2024.

Pour couronner le tout, la ville de Paris accueillera les Jeux Olympiques d’été en 2024. Mais une question se pose. Pour l’occasion, les passionnés de sport comme les amateurs du dimanche se rendront-ils au stade ? Concurrencés depuis une dizaine d’années par l’essor du streaming, la multiplication des chaînes et la télévision en replay, les stades sont désertés par leurs spectateurs d’hier. Ils sont délaissés pour le confort de la maison et surtout pour les charmes d’un visionnage sur-mesure. Si l’installation du Wi-Fi a permis d’endiguer la baisse systémique de la fréquentation des stades, encore trop peu ont amorcé leur transformation digitale. A horizon 2024 : les stades français s’échauffent pour offrir à leurs spectateurs une expérience utilisateur à 360°.

 

Objectif 2024 : les stades préparent leur digitalisation

Quatre ans, c’est le temps qu’il reste aux stades français pour amorcer leur transformation digitale. De 2019 à 2024, la France accueillera trois événements sportifs dans une programmation qui ira crescendo. Le Mondial Féminin de football, la Coupe du Monde de rugby 2023 jusqu’aux J.O de 2024 que la France attendait depuis près de 100 ans, seront les trois galops d’essais de la digitalisation des stades.

Pour l’événement, les stades mobilisés ne siègeront pas uniquement dans la capitale. Le stade de Nice par exemple accueillera les matchs de la Coupe féminine et les Jeux Olympiques. Si le stade de France a investi massivement dans la couverture Wi-Fi, un grand nombre de stades hôtes pourraient ne pas tenir la promesse de l’expérience digitale attendue au tournant par des spectateurs plus habitués aux dispositifs multi-écrans qu’à l’expérience en live. S’il n’est pas comblé, le besoin expérientiel déjà responsable de la baisse de fréquentation pourrait faire défaut. Pour répondre à ce besoin, les stades commencent à étudier la question des stades connectés à l’instar de Toulouse. Pour suivre les traces de son voisin le stade Ernest Wallon l’un des premiers stades connectés d’Europe, le Stadium de Toulouse a adopté une nouvelle convention en vue de la préparation des matchs de rugby 2023. L’enjeu ? Développer une infrastructure Wi-Fi reliée à la fibre optique.

Au stade comme à la maison, comment faire vivre Paris 2024 ? 

Être au stade, comme à la maison

La révolution numérique a accoutumé les amateurs sportifs, avant férus de matchs en direct à une consommation confortable et enrichie en salon. Regarder un match est devenu une activité hyper connectée, smartphone à la main.

Pourtant, on constate que le paradigme est prêt à s’inverser. Si elle est souhaitée, l’hyper-connexion a également ses travers : elle lasse les spectateurs des écrans et rompt paradoxalement les liens sociaux effectifs. Elle pousse les consommateurs à désirer vivre des expériences plus ancrées dans le réel. Si bien que les stades qui amorcent une stratégie phygital à mi-chemin entre spectacle en direct et expérience digitale augmentée sont les mieux à même de répondre aux besoins des spectateurs sportifs.

Avec cette contrainte néanmoins : les spectateurs qui désiraient être à la maison comme au stade souhaitent dorénavant être au stade avec le confort de la maison. Disposer de leur smartphone comme d’une télécommande et de la proximité de la restauration.

 

Offrir une expérience sportive à 360° :

A horizon 2024, la couverture plus ample des stades en Wi-Fi haut débit permettrait de proposer une expérience sportive globale, à 360°. L’expérience « live » couplée à un visionnage sur grands écrans et reliée à la fibre optique enrichira l’expérience spectateur d’une expérience utilisateur lui permettant l’accès à des informations complémentaires (ralentis d’actions, portraits de joueurs, jeux concours, élections de l’homme du match, etc.)

En parallèle, l’expansion de la couverture Wi-Fi optimiserait également l’expérience client qui va au delà du traditionnel service snack-buvette. Aujourd’hui certains stades proposent des services d’hôtellerie. En la matière, le Stade Océane du Havre FC est devenu le premier stade français à avoir inauguré un hôtel (Le 1872 Stadium Hotel) à l’intérieur de sa propre pelouse. En 2019, il ouvrira un restaurant sport bar et grill, avec 350 couverts et 500 places au bar. La couverture réseau pourra ainsi permettre d’un simple clic depuis son siège, de réserver une chambre d’hôtel ainsi qu’une table pour deux couverts.

 

Les stades, en mal de fréquentation ne peuvent faire l’impasse sur la digitalisation. Ils disposent encore de quelques galops d’essais jusqu’aux Jeux Olympiques pour parfaire leur couverture Wi-Fi et améliorer la connectivité, premier moteur de l’expérience utilisateur.